Viroinval a voté un « budget de crise »

C’est un budget de crise qui a été voté cette semaine à Viroinval. Un budget de crise des scolytes. La commune fait face à d’importants problèmes financiers suite à une vente de bois catastrophique. Une situation qui n’arrange rien. Depuis 2012, le boni du budget global s’amenuise. En 7 ans, on comptabilise 700.000€ de moins.

À Viroinval, la vente de bois représente, depuis toujours, une grosse partie des recettes au budget. Malheureusement, la crise des scolytes de 2018 ne les a pas épargné. Un grand nombre d’épicéas a été touché sur l’entité.

Un manque à gagner énorme que la commune évalue à 230.000€. Un coup dur auquel s’ajoute l’indexation des salaires de 2 % à partir d’ avril 2020.

Au total, en tenant compte des recettes et dépenses inscrites à l’exercice propre, le résultat pour 2020 est de 135.565,10 €. Quant au résultat global du budget 2020, celui-ci se clôture à 23.436,06 €.

Des résultats très maigres qui nécessitent de réduire la voilure. Au total, 8 emplois ne seront pas renouvelés l’année prochaine.

 

Les notes de transferts n’aident pas non plus. On notera une augmentation de la dotation de la Zone de Police de 5 % (37.000€) et de 1,2 % pour le CPAS (15.000€).

 

La dotation de l’OTV (Office du Tourisme de Viroinval) crée la discorde.

Si l’opposition atteste des difficultés financières, elle regrette, malgré tout, de ne pas voir la dotation pour l’Office du Tourisme augmentée. Ce dernier en aurait bien besoin, lui même touché par de gros problèmes de trésorerie.

Selon Jean-Marc Delizée et son groupe (POUR), la commune pourrait faire un petit effort en majorant la dotation de 3000€. Soit, l’équivalent de l’augmentation de la masse salariale de 2 % prévue pour avril 2020.

Une proposition fermement rejetée par la majorité. « 3.000€, cela représente une goutte d’eau, comparé aux problèmes de trésorerie de l’OTV ». La commune avec ses difficultés actuelles « ne peut pas faire seuls les efforts et ne peut pas tout prendre en charge. Une étude des comptes plus approfondie doit d’abord être faite pour envisager quoi que ce soit. »

Un choix que l’opposition de comprend pas. Selon Jean-Marc Delizée, « Le tourisme devient le parent pauvre de Viroinval » et ce « dû à une mauvaise volonté du bourgmestre! »

 

Les grands projets pour l’année à venir

Si les projets étaient nombreux, beaucoup ont dû être abandonnés pour établir un budget à l’extraordinaire réaliste. Pour 2020, ce sont donc surtout des projets de restauration et d’entretien. Même si quelques projets dans le cadre du PCDR (Plan Communal de Développement Rural) devraient se réaliser.

 

Un budget participatif pour 2020

Dans sa volonté d’associer davantage les citoyens à la vie publique locale, le collège a également souhaité ajouter, au budget extraordinaire, un budget participatif. Le budget participatif est un dispositif qui permet aux habitants et associations de l’entité de s’impliquer activement et directement dans la vie de leur quartier. En effet, ces derniers pourront, à l’avenir, proposer l’affectation d’une partie du budget annuel extraordinaire de la commune à des projets citoyens d’intérêt général.

En 2020, un montant de 24.887,55 € sera donc prévu pour les villages de Oignies, Olloy, Treignes et Vierves (résultat d’un tirage au sort). Les villages de Dourbes, Le Mesnil, Mazée et Nismes, devront attendre 2021.

 

Plusieurs projets abandonnés ou revus

L’opposition quant à elle s’étonne et déplore la réorganisation et les changements opérés au sein des projets prévus dans le PCDR. Elle regrette également la disparition du dossier du foot d’Olloy et l’abandon de quelques projets de restauration du patrimoine.

Ce à quoi la majorité s’est défendue. « Vu la crise financière, des choix ont dû être faits dans projets ».

 

La minorité s’est abstenue

Au moment du vote du budget, la minorité a donc décidé de s’abstenir que ce soit à l’ordinaire ou à l’extraordinaire. Malgré tout, elle le reconnaît : « Viroinval n’est pas une commune riche, elle ne l’a jamais été et elle ne le sera peut-être jamais. » – Jean-Marc Delizée.

L’ancien bourgmestre ne pense pas si bien dire. Puisque, si le budget à l’exercice 2020 est mauvais, l’avenir ne s’annonce pas meilleur … voire pire.

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