Ne donnons pas raison à l’ours polaire!

– BILLET D’HUMEUR –

ours sur map monde

 

Cette nuit, j’ai fait un rêve, ou plutôt un cauchemar ! J’étais sur un banc. Un ours polaire est venu s’installer près de moi. Faisant fi de la distanciation sociale, il m’a pris dans ses griffes et m’a dit : « Alors, cela fait quoi d’être une espèce en voie de disparition ? ». Ces mots glaçants, il me les a lancés avec un sourire ironique !

« Une espèce en voie de disparition?! «  Non, mais ce n’est pas le covid-19, une « petite grippe » selon le président brésilien Bolsonaro qui va terrasser la totalité des 7,7 milliards d’habitants de notre planète. Covid ne peut pas battre Goliath !

« Les petites bêtes ne peuvent pas tuer les grosses » me répétait inlassablement ma mère protectrice quand j’étais petit !

Quand j’étais petit, je n’étais pas grand ! J’ignorais alors que des grandes bêtes pouvaient être suffisamment idiotes pour causer leurs propres pertes.Et dans le domaine de l’autodestruction , nous sommes les champions du monde des espèces vivantes ! Le réchauffement climatique est en cours, il est plus qu’en chemin ! À moins de vivre réfugier dans un frigo, on ne peut nier cette réalité qui n’est pas le fruit d’un complot ourdi par une poignée (ce serait une grosse poignée) de pseudo-scientifiques comme on le lit parfois sur les réseaux asociaux.

Pourquoi voit-on une aussi grande mobilisation pour lutter contre le covid-19 alors que celle qui concerne le climat a manqué d’ampleur ? Et ce, malgré les cris d’alarme lancés par la communauté scientifique depuis tant d’années ! Et ce, malgré la mobilisation des jeunes « climarcheurs ». Les jeunes à eux seuls, n’ont pas le pouvoir de faire changer les choses dès maintenant ! Or, pourtant, le temps presse !

Puisque le mot virus fait peur, pourquoi, cette crise sanitaire passée, ne pas considérer le réchauffement climatique comme tel ?

Considérer le réchauffement climatique comme un virus, cela changerait notre attitude, espérons-le ! Le réchauffement climatique a et aura bien plus d’impacts que la crise sanitaire que nous connaissons. Le nombre de morts de notre inaction pour notre planète est déjà et sera nettement plus élevé que les statistiques mortelles que nous entendons chaque jour dans la crise sanitaire que nous traversons. Pourquoi le chiffre de millions de morts ne nous effrayeraient-ils pas alors que nous paniquons déjà aujourd’hui face à celui de 100.000 dû au covid-19 ? Considérons le réchauffement climatique comme un virus, et les planches à billets tourneront pour investir massivement contre la pollution et l’épuisement de notre terre.

Considérons le réchauffement climatique comme un virus pour changer nos habitudes de consommation, de mobilité , de travail… ! Désamazonons-nous! Désautomobilisons-nous ! Déboisons nos forêts d’opulence ! Considérons le réchauffement climatique comme un virus et des actions de solidarité se développeront ! Par exemple, à l’égard, des réfugiés climatiques qui se pointent à l’horizon. Un horizon qu’ils n’ont pas voulu !

Certes, le réchauffement climatique est un virus qui n’est pas encore pleinement perceptible chez nous aux yeux de tous ! Ses conséquences touchent davantage de lointaines contrées alors on s’en fout un peu contrairement au covid-19 qui est au bas de notre porte. Pourtant comme le coronavirus, le réchauffement climatique ne s’arrêtera pas à nos frontières !

Demain, notre terre qui comptera près de 10 milliards d’humains en 2050, risquera l’asphyxie si rien ne change. Et ce changement dépend de nous, pas d’une bonne étoile, d’une fée clochette protectrice des fléaux !

La terre est en souffrance ! Pensons-y ! Allons à son chevet ! N’attendons pas qu’elle tombe gravement malade car ce jour-là, il n’y aura pas de vaccin pour la sauver !

Au mieux, elle produira ses propres anticorps pour chasser les grandes bêtes que nous sommes, virus de notre mère à tous.

Ne donnons pas raison à l’ours polaire !

 

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Etes-vous bien un humain ? * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.