Adélaïde Charlier au coeur de la forêt amazonienne

Adélaïde Charlier, co-organisatrice du mouvement Youth For Climate a pris une année sabbatique pour se consacrer pleinement au combat en faveur du climat. C’est l’an dernier que la namuroise est devenue figure de proue de ce mouvement, alors qu’elle était rhétoricienne au Collège Notre-Dame de la Paix à Erpent. Aujourd’hui, la militante se trouve en plein coeur de la forêt amazonienne.

L’annulation de la COP25 au Chili en raison de tensions sociales a dérouté la jeune namuroise qui a rebondi sur d’autres opportunités. Adélaïde Charlier et Anuna De Wever, les coordinatrices belges francophone et néerlandophone du mouvement Youth For Climate étaient parties en voilier. Il ne sera pas possible pour elles de participer physiquement à la 25ème conférence sur le climat des Nations-Unies reprogrammée à Madrid début décembre. Un retour dans les temps en Europe ne sera pas jouable, elles sont actuellement au Brésil. « Nous n’y arrivons que si nous prenons l’avion, mais ce n’est pas une option dans le cadre de ce projet, qui est de dénoncer l’industrie de l’aviation qui est l’une des industries dont la croissance est la plus rapide au monde. C’est une délégation de jeunes de YFC-Belgique qui se rendra à la COP. Ils dénonceront la responsabilité de nos politiciens et leur manque d’ambition. » Les militantes continueront à naviguer avec « Sail to the Cop » explique Adélaïde Charlier. Les 31 autres activistes du bateau se rendront en Martinique pour organiser une téléconférence durant la COP25. Le mouvement sera donc représenté sur place et de manière digitale, les co-orgnanisatrices soutiendront et coordonneront l’action en ligne.

Sommet pour le climat dans la forêt amazonienne

La namuroise nous a ainsi donné de ses nouvelles. Elle nous explique avoir été invitée à un sommet du climat entre des chefs locaux de la forêt, des jeunes activistes du Brésil et des scientifiques spécialisés sur la question climatique. « Cette forêt est le coeur de la planète, bien plus qu’on ne l’imagine. Nous savions que l’Amazonie était essentielle par ses arbres à cause du CO2 qu’ils retiennent, mais ce que nous avons mieux compris en écoutant des scientifiques de l’Amazonie, c’est l’importance du système d’évaporation que la forêt procure pour refroidir la terre. Ce cycle, les scientifiques l’appellent les rivières volantes, il est indispensable pour équilibrer la température. Or la déforestation catastrophique de la forêt perturbe grandement le cycle. Les conséquences sont dramatiques pour tout l’équilibre de la planète. Enfin, l’Amazonie est un trésor de biodiversité et ce sont les habitants de la forêts qui ont préservé cette diversité. C’est ce que nous avons entendu dans des locaux et les scientifiques le confirment, partout où il y a des villages et des zones protégées, la biodiversité se maintient. En bref, la déforestation par les feux, l’élevage intensif, la construction de barrage, l’exploitation de mines ont des conséquences graves sur les populations locales, … »

 

 

 

Pour Adélaïde Charlier et ses équipiers qui ont embarqué sur le projet « Sail to the COP25 », le changement de lieu de la conférence sur le climat a été une grande déception. Mais l’aventure se poursuit pour cette trentaine de jeunes européens engagés pour un monde en transition. Si vous voulez suivre le bateau, rendez-vous sur le site web du projet

Adélaïde et Anuna cherchent, elles, un bateau pour rentrer en Europe.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Etes-vous bien un humain ? * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.