« Donne ton numéro ! T’es célib ? Tu t’habilles comme une trainée ! »

Ces phrases chocs, provocatrices, font partie de la nouvelle campagne de la Ville de Namur. #PASIGRAVE. Non au harcèlement de rue. Cette initiative, lancée à l’occasion de la journée internationale de la fille le 11 octobre, a pour but d’attirer l’attention sur ce problème de société auquel de nombreuses femmes et hommes sont confrontés. 

Pour sensibiliser autour de la problématique du harcèlement de rue, 6000 cartes seront distribuées un peu partout à Namur et notamment dans les écoles, à la Maison des citoyens et lors d’évènements. Que les cartes soient bleues ou rouges, elles présentent toutes le même format: au recto, vous y trouverez des mots, ces phrases balancées à tout va à la première personne qui passe. Vous y trouverez des phrases qui blessent. « Rentre chez toi, Pauvre merde, Salope ! » et bien d’autres encore… Ces phrases seront accompagnées au verso des sanctions encourues ainsi que des numéros utiles d’aide et de prévention.

Si vous êtes confrontées à cette situation, portez plainte !

Innocents pour certains, ces comportements ne sont pas sans conséquence.  Cela peut détruire un individu. C’est pourquoi, si vous êtes confrontés à la situation, vous pouvez demander de l’aide. En portant plainte, les individus incriminés risquent des sanctions allant d’une amende pouvant s’élever jusqu’à 250 euros à une peine de prison de 15 jours à deux ans.

Auparavant

Cette nouvelle campagne s’inscrit dans une lignée d’actions plutôt longue. Le Service de Cohésion Sociale a déjà mis en place plusieurs actions de prévention telles que #LOVEISRESPECT pour expliquer aux jeunes que les relations amicales et amoureuses se vivent dans le respect et la bienveillance ainsi que l’événement Go to Summer, une prévention pour faire la fête de façon responsable et respectueuse.

Présente sur papier, la campagne devrait bientôt être présente en diffusion numérique et sur les réseaux sociaux. #PASIGRAVE, c’est un non catégorique au harcèlement de rue encore fort présent. C’est la Ville de Namur qui dit Non.

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