[C’DJ] – L’avènement de la DJ culture

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Rencontre avec Malik Korati
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Bonjour Malik, pourrais-tu commencer par te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Malik Korati, je suis étudiant en dernière année master en journalisme à l’école de journalisme de Louvain-la-Neuve.  Cela fait plus d’un an que j’étudie là-bas. Auparavant, j’ai fait mes Bacs à l’Université de Namur, dans la section communication avec option « presse ».
En 3e BAC, j’ai réalisé un stage d’un mois à la radio Vivacité à Namur. C’était une  bonne expérience car j’ai pu mettre en pratique pour la première fois ce que j’avais appris à l’école en ce qui concerne le journalisme. En Novembre 2013, j’ai effectué  mon deuxième stage. Cette fois-ci du côté de Twizz Radio, devenu DH Radio. Travailler en radio et à la télévision est toujours mon principal objectif. Durant ma vie d’étudiant, j’ai toujours voulu acquérir un maximum d’expériences. C’est pourquoi, à côté de mes études, j’ai tenté de l’animation radio à la RUN (la radio universitaire de Namur) et à LNFM (la radio de Louvain-la-Neuve). Mais la plus importante des expériences fut de travailler une première fois pour  Inforjeunes Namur avec Baptiste Gandibleux pour les émissions « 109 », pour lesquelles j’ai dû interviewer et présenter des séquences vidéo. Cela été très enrichissant et c’est ce qui m’a permis, entre autre, d’être plus serein aujourd’hui lorsque j’entame un stage dans une rédaction. Je peux aussi préciser que je suis fan inconditionné de musique. J’aime écouter à mes heures perdues, du blues, Jazz, Trip Hop, Pop, Rock mais aussi Electro, Techno, House, Drum etc. Je suis assez ouvert. Mes principes sont la découverte musicale et  la redécouverte des classiques de la chanson comme The Doors, Rolling stones, Janis Joplin, Jimi Hendrix, The Who etc. Vous comprenez mieux pourquoi faire un documentaire musical est donc nécessaire pour moi.

Tu collabores maintenant depuis quelques années avec Infor Jeunes pour les émissions « 109 » et « Zone Jeunes », est-ce que c’est cette expérience des médias qui a éveillé ta sensibilité à l’image et à la réalisation ?

Complètement ! C’était véritablement ma première expérience dans le monde de l’audiovisuel. On était vraiment bien encadré.  A chaque session on avait droit un petit récapitulatif des notions de base de l’audiovisuel. Qu’est ce qu’une voix Off ? Comment faire un bon cadrage ? Comment réaliser un bon montage ? Quelles sont les images qui collent ensemble ? Quel est le vocabulaire employé à la télévision etc. De plus, on apprenait les différentes postures à avoir lorsqu’on est face à une caméra. C’était génial. « 109 », c’est en quelque sorte, un mini stage pour tous ceux qui souhaitent devenir journaliste ou qui souhaitent travailler dans la réalisation. Je le conseille vraiment. Cela te forme très bien et en plus, pour être honnête, tu fais des choses « cool ». Avec « 109 », j’ai pu tourner au FIFF à Namur, où j’ai notamment rencontré Jérome Colin, Benoit Mariage, Olivier Gourmet, Patrick Timsit, Guillaume Canet et bien d’autres. Je suis parti également en tournage au Verdur Rock avec des interviews inoubliables : Vismets, Expérimental Tropic Blues Band et My Little Cheap Dictaphone.  Aujourd’hui, j’ai du arrêter l’expérience 109. Etant à Louvain, il m’est impossible de revenir à Namur pour l’émission. Mais c’est de loin mon plus beau souvenir pour le moment dans le domaine de l’audiovisuel. 

Comme première réalisation, tu as opté pour un format « documentaire », pourquoi ce choix ?

En fait, il faut savoir que « C’DJ » est à la base un travail académique. L’université propose différents types de mémoires : les mémoires classiques (des travaux écrits) et des mémoires-projet où tu peux proposer un projet que tu peux défendre à la fin de tes études. Pour moi, les choses étaient claires : je voulais réaliser un documentaire parce que j’estime que pour terminer mes études en journalisme, il est nécessaire que je mette en pratique tout ce que j’ai pu apprendre durant ces années. C’est un peu la touche finale de ma vie estudiantine. Et comme je souhaite travailler en télévision, quoi de plus normal qu’un documentaire télévisé. Donc, « C’DJ » c’est avant tout un travail que je vais présenter à mon promoteur, et aux autres professeurs, pour l’obtention de mon diplôme. Après, il y aussi une volonté de le montrer aux gens. Quand j’en ai discuté avec Baptiste, il était clair que nous voulions mettre du temps, de l’argent pour proposer un produit fini de bonne qualité. Et c’est en bonne voie, j’y crois vraiment. Je pense que les gens ne seront pas déçus.

Le thème : une passion ? Le Dj’ing ?

Comme je l’ai dit, je suis un fan de musique mais j’ai un faible pour la musique électronique. Cela s’est confirmé en 2007, quand j’ai rencontré l’un de mes meilleurs amis, Harold Kinet, un étudiant en communication mais aussi DJ, mixant sous le nom de Lelectrolab. Avec Harold, nous avons fait pas mal de festivals de musique électronique et nous continuons à en faire ; nous avons d’ailleurs prévu d’aller nous faire plaisir au Kazantip cet été pour la fin de nos études : c’est LE festival de musique électronique dans l’Est de l’Europe. Mais en ce qui concerne les soirées et festivals, nous avons pu aller à Tomorrowland, I Love Techno, Sensation White, Laundry Day, les soirées Fuse etc. Le monde des DJs m’attirait de plus en plus et donc en 2009, j’ai pris la décision d’apprendre à mixer avec Harold. Aujourd’hui, nous avons un groupe, The DiscoClashers. Nous mixons de l’électro et de l’électro-tech. Nous jouons surtout ce qu’on aime. Voilà, je pense que c’est clair, le monde de la nuit, des Djs et de la musique électronique a clairement envahi ma vie. Et lorsque j’ai eu l’idée de réaliser un documentaire, j’ai très vite voulu traiter le sujet des Djs. Je trouve qu’il n’y a pas assez de films qui retracent la vie de ces artistes qui aujourd’hui ont un impact important dans la société musicale. Durant plus d’un an, j’ai donc tenté de comprendre pourquoi la culture Dj connaît aujourd’hui un véritable succès.

Comment un jeune de 25 ans a-t-il pu convaincre et intégrer le milieu ?

Pour être honnête avec vous, ce n’était clairement pas facile. Mais c’est comme dans tout, avec de la volonté, on finit par y arriver. J’avoue qu’il y a des moments, je n’étais pas vraiment bien. J’avais peur de ne pas pouvoir avoir les Djs que je voulais. Mais j’ai eu de la chance aussi. J’y ai été a fond, j’ai envoyé de nombreux mails aux managers, j’ai insisté. Je voulais leur montrer qu’ils pouvaient avoir confiance en ce projet et heureusement c’est passé. Et je suis hyper content.

Pour réaliser un projet de cette ampleur, de nombreux moyens sont nécessaires. Comment as-tu élaboré ton montage financier ?

Baptiste m’a beaucoup aidé pour gérer tout ça. Il vrai que pour faire ce genre de documentaire, avec des intervenants qui viennent d’un peu partout en Belgique, mais aussi en France et aux Pays-Bas, il fallait constituer un bon budget. Et pour m’aider à le faire, Baptiste m’a parlé de « Kiss Kiss Bank Bank ». Je ne connaissais pas du tout ce site. « Kiss Kiss Bank Bank » permet aux personnes souhaitant développer un projet de se faire financer à l’aide d’un système de donation. Ce qui était intéressant. J’ai donc contacté toutes les personnes de mon entourage pour réclamer un peu d’argent, d’ailleurs mes parents m’ont fortement soutenu, et, en contrepartie, les « donneurs » peuvent recevoir des cadeaux que nous proposons, comme le téléchargement gratuit des musiques du film, une place à l’avant-première du film ou encore le DVD du film. Au final, j’ai eu ce que je devais avoir au niveau financement et cela m’a aidé.

Où en es-tu dans la réalisation finale de ce documentaire ? A quand sur nos écrans ? 

Cela  avance comme il le faut. Aujourd’hui, nous avons sorti notre premier Teaser et on a vu que les gens étaient réceptifs, c’est génial !!! Cela nous booste, Baptiste et moi, à rendre réellement un très très bon produit. Nous ne voulons pas décevoir les gens qui sont tout comme nous, des grands fans de cette culture DJ ! Donc nous travaillons comme il le faut pour être dans les temps.

Est-ce que tu peux nous donner quelques noms des DJ que nous aurons la chance de retrouver dans ton documentaire ?

Je peux juste vous dire qu’il y aura évidemment les Djs qui sont présents dans le teaser, c’est à dire Raving George, Dr Lektroluv, Murdock mais aussi DJ Sonar. Il y aura des spécialistes sur le phénomène Dj, des organisateurs de festival,… Et en ce qui concerne les autres noms de DJs… Surprise ! Il y a des gros noms, je peux vous le confirmer… mais pour les voir, pas de miracle : il faut venir voir le film en juin 2014.

Merci beaucoup Malik ! Nous ne manquerons pas de suivre tout cela de près.

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Une interview de Stéphane Gueulette avec l’aide de Sophie Broodcoorens pour Canal C

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