Andenne : la déclaration de politique communale passée à la moulinette


Le conseil communal andennais s’est longuement penché sur la déclaration de politique communale pour la nouvelle législature. Un document de dix-huit pages qui fixe en huit chapitres les lignes de force de la politique communale jusqu’en 2024.

La transition mais aussi la continuité caractérisent cette déclaration . Elle n’a pas trouvé grâce aux yeux d’une opposition qui trouve qu’elle manque d’amplitude.

Logement, sécurité et emplois dans la continuité

La majorité socialiste souhaite poursuivre la politique menée jusqu’à présent. Elle prend acte d’un certain nombre de nouvelles contraintes. En matière d’urbanisme, le bourgmestre veut s’inscrire dans l’air du temps. Il constate que la priorité wallonne sera la lutte contre l’étalement urbain. Cela sonne le glas de la maison quatre façades. Des maisons dont l’empreinte environnementale est un poids trop lourd pour la collectivité.

C’est dans cet esprit que la Ville privilégiera dorénavant les projets d’habitat collectif en veillant à les intégrer au bâti existant.

La sécurité reste au centre des préoccupations avec l’installation annoncée de caméras dans les villages. « Des caméras qui ne déplaisent qu’à ceux qui ont des choses à se reprocher » a précisé le bourgmestre. Le collège souhaite, aussi installer, un nouveau commissariat où seraient regroupés les policiers répartis sur deux implantations. Les policiers iront, aussi, plus régulièrement, à la rencontre des habitants des dix villages de la commune.

L’emploi continuera à faire l’objet d’une attention particulière à travers l’accueil des entreprises dans les zones d’activité existantes. Il s’agira aussi d’anticiper. C’est pourquoi la zone d’activité économique de Petit-Waret fera rapidement l’objet d’une demande d’extension sur 20 hectares.

Andenne en transition

C’est la nouveauté de cette législature la mise en place d’un échevinat de la transition. Une mission confiée à Vincent Sampaoli. Cela devrait permettre à la Ville de prendre ses responsabilités en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Plusieurs moyens seront utilisés pour activer la transition. La Ville souhaite tout d’abord assurer son autosuffisance alimentaire par le biais de l’agriculture urbaine mais aussi en encourageant l’installation de potagers urbains.

La ville soutiendra aussi l’installation de deux éoliennes sur son territoire de manière à permettre aux Andennais de bénéficier d’une production d’énergie verte.

La commune veut enfin mener une politique « Zéro déchets ». Il s’agira aussi d’encourager les habitants à réduire leur production de déchets.

La fiscalité inchangée

La fiscalité restera inchangée aux cours des six prochaines années. La Ville s’appuiera sur les réserves constituées précédemment pour y arriver. Le bourgmestre refait, à ce propos, une nouvelle fois, la démonstration des inégalités qui existent entre les communes wallonnes. Les impôts sont plus élevés à Andenne et rapportent moins que dans d’autres communes plus riches. En euros constants, les Andennais paient moins d’impôts que dans d’autres communes voisines. Le regard de Claude Eerdekens se tourne vers Namur.

La réaction de Claude Eerdekens

 

L’opposition ADN rejette en bloc ce programme

Aux yeux de l’opposition ADN, « il n’y a pas grand-chose à retenir de cette déclaration qui manque d’amplitude ». Ce sont les termes utilisés par Etienne Sermon. Il n’y a rien sur la fiscalité liée aux déchets . On n’envisage pas une diminution de la fiscalité. On ne parle pas de la fiscalité liée aux déchets. L’opposition regrette aussi que le budget participatif passe à la trappe. Pour l’opposition la majorité surfe sur la vague verte mais n’apporte pas de solution. L’opposition attend plus pour les Andennais.

La réaction d’Etienne Sermon

 

 

 

Le président Philippe Rasquin essuie les plâtres

Les débats d’hier soir ont été placés sous le contrôle du nouveau président de l’assemblée, Philippe Rasquin. C’est lui qui a été désigné comme président du conseil. Un président qui n’a pas eu la tâche facile. Il a du gérer les temps de parole de l’opposition où les conseillers étaient sept à intervenir. Chacun ayant décortiqué la déclaration de politique communale. Une série d’interventions qui témoignent de l’intérêt porté à ce travail mais qui globalement s’enferme dans des critiques systématiques qui transforme l’exercice en dialogue de sourds. Le bourgmestre, pour sa part, s’est lancé dans une réplique qui allait durer une cinquantaine de minutes pour réfuter ses critiques et ramener le débat dans les limites du réalisme de la réalité communale. Au terme d’un échange très long, la déclaration a été votée par le MR et le groupe PSD@, l’opposition l’a rejetée. Philippe Raskin devra trouver ses marques dans un rôle qui est encore bien plus compliqué que l’arbitrage d’un match de football. L’équilibre des échanges entre une majorité sûre de son fait et une opposition dont chaque membre veut exister, sera à inventer.

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