Andenne – Conseil communal: des chiffres et des recours


Le conseil communal d’Andenne s’est penché sur le compte communal et sur les recours introduits contre le décret patrimoine qui entre en vigueur ce premier juin. La commune poursuit aussi son combat contre de décret sol et la mise en place de l’asbl « Walterre » qui doit gérer la traçabilité des terres en Wallonie.

Le compte est bon

c’est en substance le message délivré aux conseillers par la directrice financière de la commune Valérie Duchesne. Elle constate que pour l’exercice 2018, le résultat est de plus de 550 000 euros. Un résultat permis, notamment, grâce aux bonnes rentrées des taxes 2017. Des rentrées qui permettent de financer l’augmentation des dépense de personnel de 4,26% et les dépense de dette de 4,87%.

Ce boni viendra avec les réserves grossir le bas de laine communal qui s’élève aujourd’hui à plus de 10 millions.

La minorité par la voix du conseiller ADN Etienne Sermon demande que l’on puisse envisager un cadeau aux Andennais sous forme d’une réduction de la fiscalité immobilière. Le bourgmestre Claude Eerdekens refuse cette idée, il propose néanmoins que l’on puisse envisager le transfert d’une partie de ce bonus pour financer des travaux de voirie. Une proposition qui devra faire l’objet d’un examen attentif. Il s’agit de préserver un équilibre financier qui peut à tous moment être rompu.

Conseil communal d'Andenne: des chiffres et des recours

Conseil communal d’Andenne: des chiffres et des recours

La commune en guerre contre deux décrets wallons

La commune d’Andenne n’hésite jamais à saisir les juridictions pour faire valoir ses droits. Une nouvelle fois, elle a décidé de saisir le Conseil d’Etat pour quereller la mise en oeuvre du Code du Patrimoine. Ce qui courrouce le bourgmestre, c’est la cartographie réalisée sur les zones d’intérêt archéologique. Une carte que le bourgmestre brandit sous les yeux des conseillers en faisant remarquer le nombre impressionnant de lieux qui sont repris pour Andenne.

« Le ministre a édité ces cartes sans concertation avec la ville » tonne le bourgmestre. Le conseiller ADN Philippe Mattart pour sa part vole au secours du ministre : « Il s’agit d’un texte qui doit défendre le patrimoine de notre ville ». « Je reste un irréductible Andennais défenseur de notre ville » conclu le bourgmestre au terme d’un débat politiquement chaud entre le CDH et le PS.

Vincent Sampaoli toujours en guerre contre le décret sols

La commune va demander la suspension de l’asbl mise en place par le gouvernement wallon pour contrôler la gestion et la traçabilité des terres polluées. Le décret sols prévoit l’obligation pour les entrepreneurs de faire analyser les terres manipulées dans le cadre de chantiers publics. Un mécanisme qui permet à des entrepreneurs d’organiser une activité « rentable et douteuse », c’est la thèse défendue depuis plusieurs mois par Vincent Sampaoli. Le sommet est atteint, dit-il, avec l’installation par le ministre Di Antonio de l’asbl « Walterre ». Cette ASBL où l’on retrouve les principaux acteurs privés du secteur est chargée de gérer les terres des chantiers en Wallonie. « C’est un véritable scandale » dénonce l’échevin des travaux. Cette concession qui a été attribuée à l’ASBL « Walterre » ne convient pas à la Ville. Il n’y a pas eu de mise en concurrence. C’est un mécanisme qui permet de détrousser les pouvoirs publics.

L’opposition par la voix d’Etienne Sermon a proposé d’améliorer le texte de la délibération. Le bourgmestre a demandé au conseiller Sermon de se mettre rapidement en contact avec le juriste de la ville. La majorité n’a pas accepté que la manœuvre retarde la prise de décision dans ce dossier où la ville d’Andenne veut défendre bec et ongles l’intérêt public.

La ville d’Andenne en route vers le « zéro déchets »

La ville d’Andenne s’active pour réduire sa production de déchets c’est la démonstration faite par l’échevin de l’environnement Guy Havelange. Avec le soutien du BEP la ville va accueillir un recyparc mobile. La ville va développer une application pour aider les citoyens à réduire leur production de déchets. L’administration aura également en son sein une « ecoteam »chargée de sensibiliser les employés communaux à la réduction des déchets. Autant d’actions qui devront permettre de juguler l’augmentation qui semble inéluctable de la taxe déchet. Le coût vérité met les communes sous pression.

Philippe Raskin: une présidence détendue

Soulignons enfin les qualités du président de séance qui grâce à son sens d l’humour parvient à maintenir les débats sereins. Et au moment ou les esprits s’échauffent un peu trop il proposera que l’on examine les budgets des fabriques d’église avec dette phrase : « on va maintenant dans des endroits plus calmes: les églises! »

Son sens de l’humour a le mérite de détendre l’ atmosphère d’une assemblée prompte à s’enflammer.

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